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Historique

LA « VOTA »

(Extrait de «  Raconte moi les rues de Mauguio », Mairie de Mauguio Carnon, 2001)

Fête votive de Mauguio« La manifestation la plus importante reste la fête votive appelée « Vota ». Elle commence pour la Saint Jacques, saint patron du village, le 25 juillet. Vers 1834, les réjouissances durant plusieurs jours, elle est déplacée au 15 août pour ne pas contrarier les moissons.
La cérémonie d’ouverture est très solennelle : « Le cortège partira de la mairie à deux heures. Les tambours marcheront en tête accompagnés de deux gardes champêtres. Les hautbois seront au second rang ; au troisième, les jeunes gens «qui ont la musique ».  Viendront ensuite les autorités locales avec le drapeau porté par un ancien militaire ; messieurs les commissaires en formeront la garde : huit sur le flanc, deux fermant la marche. Derrière le cortège officiel se regrouperont les assistants », citation de M. Vergnes.

On se livre aux jeux les plus variés. Les bals sont animés par des violoneux ou des accordéonistes amateurs et les courses de taureaux sont nombreuses.

Liée à la tradition camarguaise, la « vota » ne peut se concevoir sans « fa couri li bious ». En 1849, Mauguio demande audience au préfet pour réclamer l’autorisation d’organiser « une course de taureaux afin d’embellir la fête locale ». Les  courses ont lieu sur la place du village. On délimite « un plan » avec des charrettes enchevêtrées et réunies par de larges planches. Dans un angle, un cabanon de bois sert de toril. Les gens s’exercent à décrocher un petit morceau de tissu rouge placé sur le frontal de la bête. Celui qui décroche l’attribut gagne la prime, un saucisson ou un bouquet de saladelle faisant alors l’affaire.

La place se transforme en où se jouent les scènes les plus pittoresques. C’est un amusement quotidien durant toute la semaine de la fête. Le divertissement est gratuit et chacun peut y participer.
 Les taureaux qui sont des animaux sauvages, sont élevés en semi-liberté dans les manades.  Les propriétaires ou manadiers surveillent les troupeaux sur leurs chevaux camarguais. Les premiers manadiers sont Granon de Saint-Just, Raynaud du Caylar… »